Talismans

Les métiers oubliés de Paris

  L'arracheur d'ailes

Jusqu'au début du XXème s. porter un chapeau était un signe de distinction; porter un chapeau à plumes et suivant tout un langage où chaque plume cryptait le sens, était la grammaire du prestige à laquelle les élégantes sacrifiaient. Apparut pour les satisfaire, un gagne-petit urbain qui de nos jours, ferait sursauter la Ligue pour la protection des oiseaux: "l'arracheur d'ailes", au plus bas des maillons de la confection des ornements à plumes au rang des corporations de laquelle, les plumassiers, panachers et bouquetiers parisiens gardaient le monopole.

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le talisman de Catherine de Médicis

En 1572, 30 000 astrologues sévissent à Paris.

Parmi les récits qu'on colporte alors, on rapporte que Catherine de Médicis portait sur son estomac une peau de vélin ; d'autres disent d'un enfant écorché, semée de figures, de lettres et de "charactères" de différentes couleurs, ainsi qu'un talisman que lui forma l'astrologue Régnier, et que l'on trouve gravé dans Journal de Henri III.
Avec ce talisman, elle croyait pouvoir gouverner souverainement, et connaître l'avenir : il était composé de sang humain, de sang de bouc, et de plusieurs sortes de métaux fondus ensemble, sous quelques constellations particulières qui avaient rapport à la nativité de cette princesse.

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